12 mai 2007
Maréchal, nous voilà
Maréchal, nous voilà ! est une chanson française à la gloire du maréchal Pétain. Elle a été chantée, entre autres, par tous les écoliers de France pendant la Seconde Guerre mondiale.
La Marseillaise reste l'hymne officiel de la France durant cette période, mais est presque toujours suivie du « Maréchal, nous voilà ! » qui devient l'hymne officieux de l'État français. Elle est aussi régulièrement diffusée sur les ondes.
Refrain :
Maréchal nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France
Nous jurons, nous, tes gars
De servir et de suivre tes pas
Maréchal nous voilà !
Tu nous as redonné l'espérance
La Patrie renaîtra !
Maréchal, Maréchal, nous voilà !
La Francisque
L'ordre de la francisque gallique est une décoration qui fut attribuée par l'État français en tant que marque spéciale d'estime du Maréchal Pétain sous le régime de Vichy.
Elle devait être « le symbole du sacrifice et du courage et rappeler une France malheureuse renaissant de ses cendres ».
Elle est créé, approuvée et régie par les dispositions des arrêtés du 26 mai 1941 de la loi du 16 octobre 1941 et les décrets des 14 mars 1942 et 31 juillet 1942. La Francisque est déclarée « insigne du Maréchal de France Chef de l'État Français ».
Conditions et serment
Le candidat devait avoir 2 parrains, « présenter des garanties morales incontestées et remplir deux des conditions ci-après : avant la guerre, avoir pratiqué une action politique nationale et sociale, et conforme aux principes de la Révolution nationale : manifester depuis la guerre un attachement actif à l'œuvre et à la personne du maréchal : avoir de brillants états de services militaires ou civiques ». Il devait prêter ce serment : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »
Attribution & Révocation
La distinction est attribuée soit directement par le chef de l'État, soit par le « Conseil de la Francisque » composé de 12 membres, nommé par le chef de l'État et présidé par le Grand Chancelier de la Légion d'honneur. Elle peut être révoquée dans les mêmes conditions car dépendant d'une carte d'autorisation spéciale.
Médaille
Insigne : 26,5 mm de haut sur 19,4 mm de large, rappelle la forme de la pseudo-hache à double tranchant des guerriers francs (la francisque était en fait une arme de jet à 1 fer). Le bâton de maréchal émaillé de bleu, à 10 étoiles et extrémités dorées, est le manche où s'attachent 2 fers émaillés de tricolore.Accrochée à gauche au dessus du rabat d'une poche de poitrine de veste civile ou militaire.
Travail, Famille, Patrie
Travail, Famille, Patrie était la devise du régime de Vichy,
et figurait notamment sur les pièces de monnaie. On a souvent écrit que
ces trois mots caractérisaient parfaitement ce régime.
Travail
Le régime obtient le ralliement de certains syndicalistes pour la rédaction d'une Charte du Travail. Déclarant refuser à la fois le capitalisme et le socialisme,
le régime pétainiste disait rechercher une troisième voie, qui peut
faire penser à la « participation » qui sera prônée plus tard par le
gaullisme.
Famille
Le régime crée la fête des mères, jamais abolie.
Patrie
Le nationalisme de Pétain, qui se veut le continuateur du nationalisme vainqueur de 1918, ne l'empêche pas de collaborer : il est germanophile mais anglophobe.