Le Régime de Vichy

Un blog consacré à la période la plus honteuse de l'histoire de France et dont l'esprit menace encore notre pays. Loic Bureau

12 mai 2007

Le divorce

franc_petain_familleLa loi du 2 avril 1941 empêche les couples mariés depuis moins de 3 ans de divorcer. Elle fait également de l'incitation au divorce par un tiers un délit.

Posté par Loic Bureau à 13:33 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


L'avortement

L'avortement crime d'Etat

Sous le régime de Vichy, l'avortement est classé crime d'Etat et sanctionné par la peine de mort.
Le Code de la famille du 29 juillet 1939 considèrait déjà l'avortement comme un délit, mais c'est avec l'arrivée du maréchal Pétain que les «faiseuses d'ange» deviennent des criminelles, passibles de la peine de mort.

1943

Le 30 juillet 1943, dans la France pétainiste, Marie-Louise Giraud dite "la faiseuse d'anges" est guillotinée dans la cour de la prison de la Roquette pour avoir «aidé» 26 femmes à avorter dans la région de Cherbourg.  Les magistrats ont stigmatisé l' «ignoble besogne» de Marie-Louise, mère de famille de 40 ans.

Posté par Loic Bureau à 15:02 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Statut des juifs 18 octobre 1940

etoile29mai42Article l". - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.

Art. 2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs :

1. Chef de l'État, membre du Gouvernement, conseil d'État, conseil de l'ordre national de la Légion d'honneur, cour de cassation, cour des comptes, corps des mines, corps des ponts et chaussées, inspection générale des finances, cours d'appel, tribunaux de première instance, justices de paix, toutes juridictions d'ordre professionnel et toutes assemblées issues de l'élection.

2. Agents relevant du département des affaires étran-gères, secrétaires généraux des départements ministériels, directeurs généraux, directeurs des administrations centrales des ministères, préfets, sous-préfets, secrétaires généraux des préfectures, inspecteurs généraux des services administratifs au ministère de l'intérieur, fonctionnaires de tous grades attachés à tous services de police.

3. Résidents généraux, gouverneurs généraux, gouverneurs et secrétaires généraux des colonies, inspecteurs des colonies.

4. Membres des corps enseignants.

5. Officiers des armées de terre, de mer et de l'air.

6. Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par une collectivité publique, postes à la nomination du Gouvernement dans les entreprises d'intérêt général.

Art. 4. - L'accès et l'exercice des professions libérales, des professions libres, des fonctions dévolues aux officiers ministériels et à tous auxiliaires de la justice sont permis aux juifs, à moins que des règlements d'administration publique n'aient fixé pour eux une porportion déterminée. Dans ce cas, les mêmes règlements détermineront les conditions dans lesquelles aura lieu l'élimination des juifs en surnombre.

Art. 5. - Les juifs ne pourront, sans condition ni réserve, exercer l'une quelconque des professions suivantes :

Directeurs, gérants, rédacteurs de journaux, revues, agences ou périodiques, à l'exception de publications de caractère strictement scientifique.

Directeurs, administrateurs, gérants d'entreprises ayant pour objet la fabrication, l'impression, la distribution, la présentation de films cinématographiques; metteurs en scène et directeurs de prises de vues, compositeurs de scénarios, directeurs, administrateurs, gérants de salles de théâtres ou de cinématographie, entrepreneurs de spectacles, directeurs, administrateurs, gérants de toutes entreprises se rapportant à la radiodiffusion.

Des règlements d'administration publique fixeront, pour chaque catégorie, les conditions dans lesquelles les  autorités publiques pourront s'assurer du respect, par les intéressés, des interdictions prononcées au présent article, ainsi que les sanctions attachées à ces interdictions.          

Posté par Loic Bureau à 15:06 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ajout au statut des juifs: loi du 2 juin 1941

etoile29mai42Art. 4. – Les juifs ne peuvent exercer une profession libérale, une profession commerciale, industrielle ou artisanale, ou une profession libre, être titulaires d'une charge d'officier public ou ministériel, ou être investis de fonctions dévolues à des auxiliaires de justice, que dans les limites et les conditions qui seront fixées par décrets en conseil d'État.

      

Art. 5. – Sont interdites aux juifs les professions ci-après :

                                                                                          

Banquier, changeur, démarcheur ; Intermédiaire dans les bourses de valeurs ou dans les bourses de commerce ;Agent de publicité ;Agent immobilier ou de prêts de capitaux ;Négociant de fonds de commerce, marchand de biens ;Courtier, commissionnaire ;Exploitant de forêts ; Concessionnaire de jeux ; Éditeur, directeur, gérant, administrateur, rédacteur, même au titre de correspondant local, de journaux ou d'écrits périodiques, à l'exception des publications de caractère strictement scientifique ou confessionnel ; Exploitant, directeur, administrateur, gérant d'entreprises ayant pour objet la fabrication, l'impression, la distribution ou la présentation de films cinématographiques, metteur en scène, directeur de prises de vues, compositeur de scénarios ; Exploitant, directeur, administrateur, gérant de salles de théâtre ou de cinématographie ; Entrepreneur de spectacles ; Exploitant, directeur, administrateur, gérant de toutes entreprises se rapportant à la radiodiffusion.

Art. 9. – Sans préjudice du droit pour le préfet de prononcer l'internement dans un camp spécial, même si l'intéressé est Français, est puni :

      

1° D'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de 500 F à 10000 F, ou de l'une de ces deux peines seulement, tout juif qui s'est livré ou a tenté de se livrer à une activité qui lui est interdite par application des articles 4, 5 et 6 de la présente loi :

      

2° D'un emprisonnement de un an à cinq ans et d'une amende de 1 000 F à 20 000 F, ou de l'une de ces deux peines seulement, tout juif qui se sera soustrait ou aura tenté de se soustraire aux interdictions édictées par la présente loi, au moyen de déclarations mensongères ou de manoeuvres frauduleuses.

Posté par Loic Bureau à 15:12 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ordonnance sur les juifs étrangers du 4 octobre 1940

Ordonnance du 4 octobre 1940

      

1. Les étrangers de race juive pourront être internés dans des camps spéciaux.
2. Les Juifs étrangers pourront en tous temps se voir assigner une résidence forcée.

Posté par Loic Bureau à 15:14 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lois pour la création du Commissariat Général aux Questions Juives

Loi du 29 mars 1941

      

II est créé pour l'ensemble du Territoire national un Commissariat général aux Questions juives :
Celui-ci :
1. Prépare et propose au Chef de l'Etat toutes mesures législatives relatives à l'état des Juifs.
2. Fixe la date de la liquidation des biens juifs.
3. Désigne les Administrateurs-séquestres.
4. Le Commissaire général est désigné par le ministre d'Etat chargé de la vice-présidence du Conseil.

Loi du 19 mai 1941

Le Commissariat général aux Questions juives peut provoquer à l'égard des Juifs toutes mesures de police commandées par l'intérêt national.

Posté par Loic Bureau à 15:15 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lois pour le contrôle des juifs (zone occupée puis France entière)

tamponJuifDeux ordonnances appliquées par le régime de Vichy

Ordonnance du 10 décembre 1941   
         

Modalités de contrôle périodique des Juifs.
Les Juifs français ou étrangers seront soumis à un contrôle périodique. Ils seront avisés par voie de presse ou convocations individuelles.
Les Juifs dans le département de la Seine doivent justifier de leur identité délivrée après le 1" novembre 1940 et portant de façon très apparente le cachet « Juif » ou « Juive ».
Les Juifs venant de province devront, dans les 24 heures de leur arrivée dans la Seine, se présenter en personne à la Préfecture de police munie de leurs pièces d'identité.
Les Juifs changeant de domicile devront dans les 24 heures en faire la déclaration au Commissariat de police du lieu de départ et du lieu d'arrivée.
Les Juifs ou non-Juifs qui hébergeront des Juifs, gracieusement ou non, devront en faire la déclaration dans les 24 heures de l'arrivée du Juif.
Les biens des Juifs ne pourront en aucun cas être transportés hors du département de la Seine.
Naissances, mariages, arrivés à l'âge de 15 ans, etc., soit toutes modifications dans la situation familiale seront signalées à la Préfecture.
En cas de décès, la carte d'identité du défunt devra être remise au Commissariat de police.
Les Juifs qui ne se conformeront pas à ces prescriptions qui seront affichées pourront être internés.

Loi du 11 décembre 1942

      Relative à l'apposition de la mention « Juif » sur les titres d'identité délivrés aux Israélites français et étrangers.

Toute personne de race juive est tenue de se présenter dans un délai d'un mois au Commissariat ou à la Gendarmerie de son domicile pour faire apposer la mention « JUIF » sur sa carte d'identité et sur sa carte individuelle d'alimentation.

Posté par Loic Bureau à 15:25 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lois cléricales

PetainevequeLes membres du clergé retrouvent leur place dans les cérémonies officielles. En plus de ce genre de signes extérieurs de sympathie, l'épiscopat français obtient satisfaction sur un certain nombre de points :

  • La loi de 1904 qui interdisait aux religieux d'enseigner dans le public est abrogée en septembre 1940.
  • Les mouvements de jeunesse reçoivent l'agrément officiel en décembre 1941. En 1942, le projet de Pucheu d'instaurer un mouvement de jeunesse unique est écarté ;
  • L'enseignement privé confessionnel reçoit des subventions de l'État (400 millions de francs en 1941).

En revanche, l'Église n'obtient pas le droit d'enseigner la religion à l'intérieur des locaux scolaires. Malgré cela, l'épiscopat reconnaît la légitimité du régime du Maréchal jusqu'en 1944. Cette légitimisation n'empêche pas certains prélats d'exprimer publiquement des critiques, par exemple au sujet des déportations des Juifs, dès juillet 1942. Ceci n'empêche pas non plus un certain nombre de catholiques et membres du clergé de se détacher nettement du régime et de s'engager dans la Résistance.

Posté par Loic Bureau à 16:52 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2007

Charte du travail du 4 octobre 1941

Loi relative à l'organisation sociale des professions (extraits)

Article premier : Les activités professionnelles sont réparties entre un nombre déterminé, de familles industrielles ou commerciales.

Ces familles, et les professions qui les composent, sont organisées dans les conditions générales fixées par la présente loi en vue de gérer en commun les intérêts professionnels de leurs membres de toutes catégories et d'apporter leur concours à l'économie nationale, selon les directions des Pouvoirs publics.[...]
Article 5 : Le lock-out et la grève sont et restent interdits.
Article 9. - Les membres des Professions sont.groupés en syndicats professionnels.

Article 12. Toutes les personnes, quels que soient leur âge et leur nationalité, exerçant. une activité professionnelle, sont inscrites d'office au syndicat professionnel de leur catégorie.

Article 14. - Les attributions des syndicats professionnels sont :

- l'encadrementet la représentation de leurs ressortissants ;
- la transmission ou l'exécution des décisions corporatives ;
[...]
Elles excluent strictement toute activité politique ou confessionnelle.

Posté par Loic Bureau à 16:22 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Homosexualité

Ordonnance du 6 août 1942 (dite plus tard loi Darlan)

"sera puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende […] quiconque aura […] pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre-nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de vingt et un ans".

Posté par Loic Bureau à 17:35 - Lois du régime de Vichy - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1