Le Régime de Vichy

Un blog consacré à la période la plus honteuse de l'histoire de France et dont l'esprit menace encore notre pays. Loic Bureau

12 mai 2007

Discours du 30 octobre 1940

montoireMaréchal             Pétain, chef de l'Etat français :
            discours radiodiffusé le 30 octobre 1940

         

               « Français,

         

   J'ai             rencontré jeudi dernier, le chancelier du Reich ( à             Montoire ).
               Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué             des inquiétudes.
               Je vous dois à ce sujet quelques explications.
               Une telle entrevue n'a été possible, quatre mois             après la défaite de nos armes, que grâce à la dignité des Français             devant l'épreuve [...]
   Cette première rencontre entre le vainqueur et le             vaincu marque le premier redressement de notre pays.
               C'est librement que je me suis rendu à l'invitation             du Führer.
               Je n'ai subi de sa part, aucun diktat, aucune pression.
               Une collaboration a été envisagée entre nos deux             pays.   
               J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront             discutées ultérieurement.
[...]
               C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française             - une unité de dix siècles - dans le cadre d'une activité constructive             du nouvel ordre européen que j'entre, aujourd'hui, dans la voie de             la collaboration.
               Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé            le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers,            atténuée la charge des frais d'occupation.
               Ainsi pourraient être assouplie la ligne de démarcation             et facilités l'administration et le ravitaillement du territoire.
               Cette collaboration doit être sincère. Elle doit             être exclusive de toute pensée d'agression.
               Elle doit comporter un effort patient et confiant.             L'armistice, au demeurant, n'est pas la paix.
               La France est tenue par des obligations nombreuses             vis-à-vis du vainqueur.
               Du moins reste-t-elle souveraine.
               Cette souveraineté lui impose de défendre son sol,             d'éteindre les divergences de l'opinion, de réduire les dissidences             de ses colonies.
               Cette politique est la mienne. Les ministres ne             sont responsables que devant moi. 
               C'est moi seul que l'Histoire jugera.
               Je vous ai tenu jusqu'ici le langage d'un père.             Je vous tiens aujourd'hui le langage du chef.
               Suivez-moi. Gardez confiance en la France éternelle ».

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Serment de la Milice

  1. milice1 Contre l'égoïsme bourgeois, Pour la solidarité française,
  2. Contre le scepticisme. Pour la foi,
  3. Contre l'apathie. Pour l'enthousiasme,
  4. Contre la routine. Pour l'esprit d'initiative,
  5. Contre l'influence. Pour le mérite,
  6. Contre l'individualisme, Pour la société,
  7. Contre l'ancienneté. Pour la valeur,
  8. Contre l'anarchie. Pour la discipline,
  9. Contre l'égalitarisme. Pour la hiérarchie,
  10. Contre la vaine liberté. Pour les vraies libertés,
  11. Contre la démagogie. Pour la vérité,
  12. Contre la démocratie. Pour l'autorité,
  13. Contre le trust. Pour le métier,
  14. Contre le capitalisme international, Pour le corporatisme français,
  15. Contre la tutelle de l'argent, Pour la primauté du travail,
  16. Contre la condition prolétarienne, Pour la justice sociale,
  17. Contre la dissidence gaulliste, Pour l'unité française,
  18. Contre le bolchevisme. Pour le nationalisme,
  19. Contre la lèpre juive. Pour la pureté française,
  20. Contre la franc-maçonnerie païenne, Pour la civilisation chrétienne,
  21. Contre l'oubli des crimes, Pour le châtiment des coupables.

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3 formes de collaboration active

Collaborationaffiches

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La milice française

miliceprisonniers2La Milice française

Unité paramilitaire française, créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre le « terrorisme » (c'est-à-dire contre la Résistance). Supplétifs de la Gestapo et des autres forces allemandes, les miliciens participèrent aussi à la traque des Juifs, des réfractaires au STO, et de tous les déviants dénoncés par le régime.
    Comme les Allemands, les miliciens usaient couramment de la délation, de la torture, des rafles, des exécutions sommaires et arbitraires, voire de massacres. Leur pratique systématique de la violence et leurs nombreuses exactions, tout comme leur collaborationisme jusqu'au boutiste, contribuèrent à les faire rester très minoritaires au sein d'une population qui les rejettait largement. La Milice n'eut jamais plus de 35.000 membres.

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La Légion des Volontaires Français

LVFLa Légion des volontaires français contre le bolchévisme (dite Légion des volontaires français LVF) est une unité de volontaires français au service de l’Allemagne nazie créée le 8 juillet 1941, 15 jours après le déclenchement de l’opération Barbarossa (l'invasion de l'URSS par l'Allemagne).
Sur les 100 000 combattants espérés au départ, seuls 12 000 s'enrôlent. Pétain assura néanmoins à ces Français sous uniforme nazi, dans deux messages publics, qu'ils détenaient « une part de notre honneur militaire ».avec jamais plus de 6 500 combattants simultanément engagés, la France eut la plus faible contribution en volontaires de toute l'Europe collaborationniste, seules la Suisse et la Suède, pays neutres, en fournissant moins. À titre de comparaison, le collaborationniste Léon Degrelle leva plus de 20 000 volontaires belges, pour une population dix fois inférieure.

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Les Waffen SS français

SSWaffen SS

 La Waffen-SS est une subdivision d’élite, armée  des corps SS nazis (littéralement: escouade de sécurité. Au départ, la garde paramilitaire personnelle d'Hitler.).
En juillet 1944, la LVF  dissoute par Heinrich Himmler  intégre tous les volontaires étrangers dans la Waffen-SS (Celle-ci comprenant déjà un certain nombre de volontaires français depuis le 23 juillet 1943).

3 unités "françaises":

Franz.-SS-Freiwilligen-Sturmbrigade Nr.8 dite Brigade Frankreich (division SS française)

33e division SS de grenadiers volontaires Charlemagne (division Charlemagne composée des anciens LVF)

Der bretonische Waffenverband der SS: unité de SS: armée de nationalistes bretons nazis organisée par le Parti National Breton. Composée d'éléments du Bagadou Stourm, de la Bezen Cadoudal et de la Bezen Perrot (du nom d'un abbé nazi exécuté par la résistance communiste), milices bretonnes au service de la Gestapo. Morvan Marchal créateur du drapeau Gwen Ha Du encourage la fraternité raciale censée lier la patrie celte à « l’Europe nouvelle », nordique, en train de se construire en Allemagne.

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13 mai 2007

Collaboration économique

La collaboration économique, au sens où l'entendent des historiens comme Paxton [1] découle d'abord de la dette de guerre théoriquement fixée par l'armistice de juin 1940, mais pratiquement fixée au cours des ans de façon unilatérale par les Allemands qui établissaient arbitrairement le taux du franc par rapport au mark. Cette dette, censée correspondre à l'entretien des troupes d'occupation a été en moyenne de 400 millions de francs par jour, l'équivalent de 4 millions de salaire journalier d'ouvriers. L'emploi du terme de "collaboration économique" signifie que la politique prédatrice de l'Allemagne s'est effectuée sous administration française.

De même on peut également ajouter les prisonniers de guerre, qui sont 1,5 millions à travailler pour l'Allemagne en Allemagne pendant presque toute la durée de la guerre.

En octobre 1940, on comptait en France un million de chômeurs, conséquence de la désorganisation complète de l'économie due à la débâcle. Rapidement après l'armistice, le gouvernement de Vichy décida d'autoriser les entreprises françaises à accepter des contrats avec les Allemands. Les commandes allemandes seront le principal moteur du redémarrage de l'économie française. Le nombre de chômeurs était descendu à 125 000 en 1942, et à la Libération, il était pratiquement nul. En gros, avec les indemnités d'occupation, l'Allemagne arrive à faire travailler l'agriculture et l'industrie française en grande partie pour son compte : en 1943, d'après les statistiques de l'Office central de la production industrielle,100% de l'industrie aéronautique, 100% de la grosse forge, 80% des BTP, 60% de l'industrie du caoutchouc travaille pour le compte de l'Allemagne. Henri Rousso note que les chiffres sont probablement surévalués, mais qu'ils donnent un ordre de grandeur correct. Selon l'historien allemand Jaekel, « Au printemps de 1942, 170 000 Français travaillaient sur place dans les services de la Wehrmacht et 275 000 à la construction d'aérodromes et de fortifications comme le mur de l'Atlantique, 400 000 enfin à la fabrication d'armements. »

En outre, entre 1942 et 1944, le Commissaire général du Reich pour l'emploi et la main d'œuvre, Fritz Sauckel va exiger que la France envoie 2 millions de travailleurs au titre du STO. Seuls 600 000 partent effectivement, qui s'ajoutent aux 700 000 travailleurs volontaires. Volontaires et STO sont plus ou moins rémunérés.

Selon le général von Senger und Utterlin de la Commission d'armistice allemande, « L'industrie française des armements de guerre fut remise à plein tours pour les armements allemands… Sans le potentiel économique de la France, Hitler n'aurait pas pu faire durer la guerre aussi longtemps. C'est cela qui fut le grand profit qu'Hitler tira de la conquête de la France ».

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Collaboration politique

ndépendamment de la collaboration avec l'occupant, les autorités de Vichy mettent en œuvre dès 1940 " une politique répressive au nom de l'ordre et de la lutte contre l'«Anti-France»" [2]. Vichy renforce ensuite son organisation policière en étatisant les polices municipales (avril 1941) et en instituant d'innombrables polices parallèles spécialisées comme le Service de police anticommuniste (SPAC) ou la Police aux questions juives (PQJ), et le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheu crée dès 1941 les Groupes mobiles de réserve (GMR) qui participeront à la lutte contre les maquis aux côtés de la Milice. En mai 1944, on dénombre ainsi plus de 120 000 hommes participant au maintien de l'ordre [3].

Il n'y eut jamais plus de 3 000 policiers allemands en France occupée. La collaboration de la police française a permis aux Allemands de réaliser à moindres frais certains de leurs objectifs :

Cette collaboration entre policiers fut formalisée sous le gouvernement Darlan par ce qu'on appelle les « accords » Bousquet-Oberg de juillet 1942. Dès l'armistice de juin 1940, les Allemands viennent chercher dans les camps de prisonniers de guerre les républicains espagnols, sans que l'État français ne proteste. Ces derniers sont la seule catégorie recherchée par le Allemands dans les camps de prisonniers, et la plupart est déportée dans le camp de concentration de Mauthausen.

Jusqu'à l'invasion de l'Union Soviétique en 1941, la lutte anti-communiste n'est pas une priorité pour l'Allemagne nazie. Néanmoins, Vichy continue l'œuvre amorcée par Daladier, avant d'obtenir une autorisation en bonne et due forme des autorités d'occupation en août 1940. Ultérieurement, lorsque les communistes commencent à perpétrer des attentats contre les Allemands, puis à mettre sur pied diverses formes de résistances, les communistes arrêtés par la police française sont livrés aux forces d'occupation.

Les accords Bousquet-Oberg aboutissent à ce qu'en 1942, ce soit la police française, toute seule, qui prenne en charge les rafles de juifs parqués avant la déportation vers les camps de la mort. Ce sont également les gendarmes français ainsi que les douanes qui prennent en charge, avec zèle, la garde du camp de Drancy. Selon le rapport Dannecker (du nom du chef de la Gestapo à Paris), le « fichier Tulard », qui recense les Juifs, est obligeamment fourni par la préfecture de Police au service IV J de la Gestapo, en charge de la question juive. Ce fichier a permis par la suite nombre de rafles et d'arrestations, dont celles d'août 1941 dans le XIe arrondissement de Paris ainsi que la rafle du Vel d'hiv.

La police française doit normalement pourchasser tous les résistants. Cependant, les actions de la police en zone sud restent relativement discrètes jusqu'en novembre 1942 [4]. En effet, pendant cette période, la chasse aux dissidents est l'affaire des services de renseignements de la Marine et de l'Armée d'armistice (ce qui n'empêche pas quelques éléments des services secrets de l'Armée de terre de tremper secrètement dans la Résistance). Puis, à partir de 1943, la charge de la lutte contre les résistants est globalement transférée à la Milice de Darnand, notamment la lutte contre les maquis.

Le 25 août 1942, plus de deux cents policiers allemands, munis de faux papiers français sont autorisés à pénétrer en zone sud avec des voitures gonio pour y faire la chasse aux radios clandestines.

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