12 mai 2007
Antisémitisme
Abécédaire antisémite
Capitalisme et juifs
Le mauvais esprit
13 mai 2007
Les juifs
Comment expliquer la coopération de l’administration de
Vichy ? Vichy tient
à « se débarrasser des réfugiés en surnombre » On
aboutit ainsi à l’arrestation dans la zone non occupée de dizaines de
milliers de juifs cédés aux allemands à partir de l’été 42. Il y a très
peu de parallèle possible avec un autre état d’Europe, Vichy étant le
rare état à livrer les juifs d’une zone non occupée. Des citoyens
français, des évêques bouleversés expriment leur désaccord. Le résultat : 76000 juifs ont été déportés avec l’aide
de Vichy. Si l’on
ajoute les morts des camps d’internement de France ( maladies,
conditions d’internements...) , c’est 90 000 morts, soit 25 % des juifs
de France. C’est un taux relativement bas par rapport à d’autres pays ,
par exemple aux 75 % des Pays Bas. Ce n’est pas Vichy qui a réduit le nombre des déportés : c’est parfois le manque de wagons et la plupart du temps, la résistance des français: tous les juifs déportés l’ont été par les actions de l’état
français. Tous ceux qui ont survécu ont été aidés par les individus et
les organisations de résistance.
La politique d’exclusion de Vichy
rend plus facile la politique allemande d’extermination en France.
Vichy fournit les fichiers d’adresses, les fonctionnaires et a rendu
plus vulnérables les juifs par sa propre politique .
Les Francs-maçons
La franc-maçonnerie est une société de pensée de nature initiatique, à caractère fraternel et philanthropique. Elle ne peut être assimilée ni à une secte, ni à une Église, ni à un parti politique, car elle n’est pas doctrinaire, elle n’impose aucune croyance, et elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir.
Néanmoins elle fût soupçonnée d'être une société secrète tirant les fils invisibles de la République.
A ce titre, en tant que Républicains et libres penseurs, 500 Francs-maçons français furent victimes du Nazisme et du Régime de Vichy (dont Jean ZAY ministre de l'éducation nationale du Front populaire assassiné par la Milice)
Les communistes
Le régime de Vichy qui s'instaura en 1940 ne faisait pas mystère de son anticommunisme (responsables de la défaite de 1940 et idéologie considérée comme internationaliste et donc pervertissant l'identité nationale française).
Sans demande particulière de l'occupant, Vichy créa d'ailleurs une police spéciale anticommuniste qui arrêta et déporta, le plus souvent en Algérie. Ses fichiers de renseignement servirent aux exactions de la milice française ainsi que celles de la Gestapo à partir de 1942-1943.
Après le début de l'opération Barbarossa, le Parti communiste s'engagea pleinement dans la Résistance. Il créa le mouvement des Francs-Tireurs et Partisans français (FTP ou FTPF), et ses représentants entrèrent plus tard en 1943 au Conseil national de la Résistance (CNR) du général de Gaulle. Le nombre de victimes communistes de Vichy est imprécis. Ils forment néanmoins le gros des fusillés ( 30000) et des déportés politiques (60000) victimes de Vichy et du Nazisme en France.
18 juin 2007
Affiche de 1941 recensant les ennemis de Vichy
L’Allemagne
nazie et les Vichystes les plus radicaux se perçoivent comme encerclés
par une multitudes d’ennemis, parmi lesquels les communistes et les
Juifs. Haïssant la démocratie, ils restreignent les libertés
fondamentales et mènent une politique répressive visant à bâillonner
toute opposition, politique qui ne fait que s’aggraver au fur et à
mesure que le conflit avance, que la Résistance marque des points.
Après la promulgation des lois portant, notamment, sur le statut des
Juifs, sont prises tout un ensemble de mesures visant à durcir la
répression contre quiconque intenterait le moindre acte de malveillance
à l’égard des troupes d’occupation. Suite notamment à l’assassinat par
la Résistance française d’un aspirant allemand dans le métro parisien,
le 21août 1941, les autorités d’occupation avisent, le 22 octobre 41,
que tout Français en état d’arrestation, et ce quel que soit le motif,
est désormais considéré comme otage.





